TUPAC AMARU

Un personnage inspirant

Tu pensais tout savoir sur la vie de l’interprète du morceau « All eyez on me » mais sais-tu de qui il tient son nom ? Il le tient d’un souverain de l’empire inca. Maintenant, tu te demandes « mais quel est le rapport entre Tupac et les Incas ? ». Non le rappeur n’était pas un fan du Machu Picchu… La
raison est bien plus simple : sa mère était une activiste des Black Panthers, elle nomma donc son fils en l’honneur du plus grand symbole de révolte et de résistance péruvien qui n’est autre que le dernier souverain du grand empire Inca « Tupac Amaru ».

Un redoutable guerrier

En effet, ce dernier s’est livré à une guérilla sanglante lors de la conquête du Pérou par les
conquistadors espagnols. Malgré ses nombreuses flèches et ses troupes déterminées, Tupac Amaru a été capturé. Fidèle à lui-même, tu te doutes bien qu’il a tenté de résister jusqu’à la fin, évidemment les conquistadors n’ont pas réussi à le convertir de force au christianisme. En revanche, ils se sont vengés d’une manière beaucoup plus cruelle puisqu’ils l’ont condamné à mort sous ordre du vice-roi Francisco de Toldedo. Bien entendu, ils n’ont pas fait les choses à moitié, il fut exécuté à Cuzco en 1572 avec sa femme, ses enfants et ses principaux partisans.

Symbole de résistance

Aujourd’hui, Tupac Amaru est considéré comme le premier leader de la rébellion contre les colons espagnols. C’est aussi un symbole politique pour les guérillas s’opposant aux régimes politiques et
pour les militants indiens du Pérou.




PAOLO GUERRERO

Une fierté nationale

Tu ne connais certainement pas « Chorillos » le quartier populaire de Lima et pourtant, il a vu naître
l’une des plus grandes icônes du Pérou ! En effet, Paolo Guerrero est un footballeur, c’est aussi une
immense star nationale. C’est un peu un Kyllian Mbappé péruvien. Il a toujours baigné dans le
football grâce à son père, d’ailleurs il tient son nom du footballeur italien Paolo Rossi. Il a débuté
sa carrière footballistique en Allemagne. Les Latinos sont réputés pour leur tempérament fort et leur
goût pour l’amusement. C’est bien pour ça que Paolo Guerrero n’a pas su s’adapter à la rigidité et
au climat glacial allemand. Il est rentré en Amérique Latine, au Brésil. Entre nous, c’est bien plus
agréable d’être footballeur sous la chaleur de Rio de Janeiro qu’à Hambourg avec – 3 °C, n’est-ce
pas ?

Une mobilisation nationale

Les Péruviens l’adulent, car ils se reconnaissent en lui notamment grâce à sa détermination, son agressivité et sa résilience. Tu me diras, « il leur en faut peu pour aduler quelqu’un ! ». Tu te trompes ! Ils l’adulent également car c’est le premier Péruvien à être nommé dans une liste élargie du ballon d’or et c’est le meilleur buteur de la sélection. Tu comprends mieux leur enthousiasme à son égard ? C’est une fierté pour ce peuple ! La preuve en 2017 il a été accusé de dopage, il a donc été suspendu pendant 14 mois. Il a bien sûr plaidé son innocence et devine ce qu’il s’est passé ?
Tout le peuple l’a soutenu ! Le 21 mai 2018 des milliers de Péruviens dont le président ont manifesté dans les rues de Lima pour le soutenir. Tu imagines Emmanuel Macron et des milliers de Français sur les Champs-Élysées pour soutenir un footballeur ? La fin de l’histoire est magnifique
puisqu’il jouera la coupe du monde 2018. C’est un modèle pour toute la jeunesse.